L'information sur cette page est le résultat de recherches provenant de différentes sources et d'expériences personnelles étalonnées sur ma vie entière. Aucun insecte n'a été capturé ou tué pour mes fins. Des efforts considérables ont été mis pour l'observation dans le plus grand respect de leurs vies. Sans devenir trop scientifique, et en restant le plus souvent sur ceux que j'ai moi-même observés. Dû à la grande diversité et aux particularités de certaines espèces, je vais être généraliste tout en restant suffisamment informatif pour être compris. Évitant ainsi des textes longs et trop détaillés.
N'ayez pas peur, non pas vous, les humains, mais bien eux. Ces insectes ont probablement plus peur de nous que nous d'eux. Pour les avoir côtoyés de près durant tant d'années, je peux vous dire qu'ils ne sont aucunement hostiles ou agressifs. Aucun de ces insectes ne va attaquer gratuitement un être humain, seulement lorsqu'ils ont trop peur ou qu'ils sentent que leur nid est menacé. Notez aussi que les mâles de toutes ces espèces ne peuvent pas piquer puisqu'ils n'ont tout simplement pas de dard. Je me suis moi-même fait piquer par un peu près tout ce qui existe dans la vie. Dans tous les cas, il y avait une bonne explication. Certaines espèces ne font pas mal du tout et d'autres peuvent être plus douloureuses. Chaque piqûre fait aussi moins mal d'une à l'autre, puisque le corps humain est si bien fait et merveilleux qu'il devient pratiquement immunisé. Lorsque je me fais piquer, cela me rappelle la force et la beauté de la nature. La douleur fait partie de la vie.
Bon, c'est quoi une abeille? Une bibitte jaune et noire? Mmmh, presque. L'idée populaire est celle de l'abeille qui fait du miel, je vais en parler plus bas sous Apis mellifera/abeille européenne. Les abeilles sont végétariennes, elles se nourrissent de pollen et de nectar. Elles vont souvent faire un mélange de pollen et de nectar, qui se nomme pain d'abeille. Le pollen étant la partie protéine et le nectar, les glucides. Il existe deux types d'abeilles. Les abeilles dites sociales qui vivent en colonies avec une reine et les abeilles solitaires qui sont des reines solitaires. La vaste majorité des espèces sont solitaires et une fraction est sociale. Dans mon coin de pays, en Estrie au Québec, il y a seulement l'abeille qui fait du miel qui est sociale. Toutes les autres sont des abeilles solitaires. Les abeilles sauvages sont bien sûr plus qu'importantes, elles sont indispensables à la pollinisation de ce que l'on mange et à la diversité des fleurs. Certaines espèces sont spécialisées dans une seule sorte de fleur. D'autres seront spécialistes de quelques sortes ou d'une seule famille de fleurs. Certaines sont actives seulement le matin, d'autres toute la journée. Il y en a de très petites qui ne font que quelques millimètres de long. Il existe une grande diversité d'abeilles solitaires et plusieurs sont encore méconnues à ce jour. Plusieurs espèces font même de la pollinisation vibratile, comme le fait le bourdon.
Une abeille solitaire est en fait une reine solitaire. C'est-à-dire qu'elle est toute seule à faire tout le travail pour accomplir son cycle de vie ayant pour but final la production de nouvelles reines pour l'an prochain. Tout commence au printemps, lors de la sortie d'hivernation. Elle va devoir manger (butiner) suivant sa sortie, ayant épuisé ses réserves durant l'hiver. Puis elle se cherche un endroit où faire sa maison. Plusieurs espèces vont se faire un trou dans le sol, d'autres vont utiliser du bois. Leurs nids peuvent être faits d'une chambre ou de plusieurs chambres par trou. Elles vont y déposer oeuf et pain d'abeille dans ces chambres. Les larves qui vont éclore vont se nourrir de ce pain d'abeille. Une fois adultes, les mâles et les futures reines vont sortir de leur nid et s'accoupler dans la nature. Les nouvelles reines, maintenant fécondées, vont butiner pour ce faire des réserves pour hiberner. Elle va ensuite se trouver un endroit où passer l'hiver. Elles seront les seules à hiberner. Les mâles et les ouvrières seront tous morts. Au printemps, ces reines vont recommencer le cycle.
Elle vit en colonie avec une reine pondeuse et des ouvrières. La colonie vit en quelque sorte en continu. Le but final d'une colonie est de produire de nouvelles reines pour que l'espèce perdure dans le temps. Une fois prêtes, ces reines vont partir avec une parti de la colonie pour établir une nouvelle colonie. Elles sont capables de passer l'hiver au ralenti dans la ruche avec leur réserve de miel.
Il faut faire distinction ici de ce que vous pouvez entendre dans les médias. Distinction entre être en déclin et être en voie d'extinction. L'abeille qui fait du miel est loin d'être en voie d'extinction. En fait, elle n'a jamais été aussi présente dans le monde grâce à l'être humain qui surexploite cet insecte. Mais elle est en déclin dans le sens qu'elle meurt à grande échelle et à une vitesse qui ne cesse de grandir. Quelques facteurs clés en sont la cause ; les pesticides, les herbicides, les insecticides. Mais on peut facilement résumer ces facteurs en un seul, l'être humain. N'allez pas blâmer les cultures trop vite. Car les plus grands utilisateurs de ces produits sont les gens qui entretiennent leurs pelouses à la maison avec ces produits chimiques. Cette abeille qui fait du miel n'est pas originaire d'ici. Elle a été introduite d'Europe et d'Afrique dans les années 1700 lors de la colonisation. C'est une abeille sociale qui vit en colonie avec une reine. Loin d'être la meilleure pollinisatrice, c'est son grand nombre par colonie qui compense ce fait. Elle ne fait pas de pollinisation vibratile. Sa taille et la longueur de sa langue la limitent dans ces choix de fleurs. Pour vous donner un exemple, jamais je ne les vois butinées dans mon jardin. Jamais. Elle passe butiner les fleurs de trèfles à côté du jardin à chaque printemps. Des cultures proches de chez moi les utilisent pour polliniser leurs champs. Elle est, et ce très malheureusement, surexploitée. C'est bien sûr, en premier et de loin avant tout, une question d'argent. En partie pour le miel, mais surtout pour polliniser les diverses cultures. Cela est dû à la facilité de forcer la multiplication de colonies. Son grand nombre par colonie ou ruche, si vous préférez. Et surtout, la facilité de déplacer sa maison dans des boites sur de grandes distances. Pour ainsi dire, d'un bout à l'autre du pays. Pour notre pays voisin du Sud, c'est d'un bout à l'autre du pays. Ce qui lui permet de transporter maladies et pathogènes partout où elle va. Contaminant les espèces natives d'ici et faisant compétition pour les ressources, ce qui réduit ce qui est disponible pour les abeilles natives. Elle introduit ces maladies à des populations d'abeilles natives du jour au lendemain, ne donnant pas le temps à l'évolution naturelle de protéger ces espèces. Ces pauvres insectes se voient plus souvent qu'à leur tour se faire nourrir autre chose que leur miel pour passer l'hiver, car leur miel aura été récolté par l'humain. Bref, sa commercialisation massive par l'humain va entrainer la disparition des espèces d'abeilles natives et des fleurs natives que l'abeille qui fait du miel ne peut pas butiner.
Ce matin, une abeille solitaire cacher dans une fleur de concombre pour la nuit.
Abeille qui fait du miel sur une fleur de trèfle.
Abeille qui fait du miel sur une fleur de trèfle.
Abeille solitaire.
Abeille solitaire. On peut voir du pollen sur ses pattes arrières.
Abeille solitaire. J'adore cette photo avec plein d'éclats lumineux.
Photo 1. Deux abeilles solitaires qui regardent pour le même trou dans une bûche.
Photo 2. Quelques jours plus tard, on voit deux trous fermés sur la même bûche.
Dans mes jardinières en bois que j'ai faites, il y a des abeilles solitaires et des guêpes solitaires qui se font des nids avec la terre à l'intérieur chaque année. Elles ne restent pas à l'intérieur des jardinières à l'année. Elles sont toutes parties en automne, bien avant l'hiver. Elles retrouvent, les nouvelles reines, mes jardinières à chaque printemps comme par magie.
Photo 1: Une de mes jardinières. Photo 2: Une des nombreuses entrées, il y en a aussi sur les côtés et en dessous des jardinières. Photo 3, 4 et 5: Des exemples de leurs nids. Photo 6: Un reste de pain d'abeille, faut croire qu'elles avaient assez mangé.
Photo 1.
Photo 2.
Photo 3.
Photo 4.
Photo 5.
Photo 6.
Abeille solitaire.
Abeilles solitaires.
Abeille solitaire.
Abeille solitaire.
Abeille solitaire.
Abeille solitaire avec les pattes arrières pleines de pollen jaune.
Abeille solitaire avec les pattes arrières pleines de pollen blanc.
Abeille solitaire. En haut de la bûche, on peut voir une guêpe solitaire parasitaire qui la regarde.
Abeille solitaire qui se tourne la tête pour me regardée. Autant curieuse pour moi que je suis pour elle.
Photo 1: Une abeille solitaire.
Vidéo 1: Une abeille solitaire qu'on peut entendre faire de la pollinisation vibratile, la même espèce que la photo 1.
Photo 1.
Vidéo 1.
Photo 2: Deux abeilles solitaires et une guêpe solitaire parasitaire en haut à gauche, qui attend le bon moment.
Vidéo 2: Une abeille solitaire qui scelle un trou dans la bûche. Dans un autre trou en bas à gauche d'elle, une autre abeille solitaire sort, se retourne et entre dans l'autre sens, possiblement pour pondre un oeuf.
Photo 2.
Vidéo 2.
Photo 1: Une abeille solitaire.
Photo 2: Quelques jours plus tard, sur la même bûche, aussitôt le trou scellé, un autre de commencé.
Photo 1.
Photo 2.
Photo 3: Une abeille solitaire.
Photo 4: La même que l'on peut voir avec du pollen que cette espèce accumule sous son ventre.
Photo 3.
Photo 4.
Toutes photos/vidéos sont originales, non modifiées et prise par tonjardinvert.com.